Adorable Lola Imprimer
Pays : France
Année : 1981
Durée : 80 minutes

Réalisation : Gérard Kikoïne
Interprétation : Marilyn Jess, Piotr Stanislas, Gabriel Pontello


Synopsis : Marilyn Jess et une call-girl de luxe. En attendant son prochain client, elle se souvient de sa jeunesse. Cette jeune fille de la campagne s'est enfuie de chez elle, pour se réfugier chez Lola, une femme mure, qui lui a tout appris. Toutes les leçons particulières sont remémorées.

Notre avis :
Par Saul S.

C'est lors d'un détour dans mon grenier que je suis tombé sur ce carton... A l'intérieur, sous de vieux bouquins, quelques VHS aux jaquettes jaunies (pour les plus jeunes, une VHS est un Divx... à bande). Dans le tas : Adorable Lola. Avec Marilyn Jess, sûrement mon premier amour. Un bonheur n'arrivant jamais seul, dans le carton, un magnétoscope en parfait état. Après un coup de chiffon et quelques branchements, me voici scotché à mon écran devant un film phénoménal.

La première scène hard est un trio lesbien limite SM avec un personnage tout droit sorti de la cave de Pulp Fiction. Deuxième acte : voyeurisme, un type se branle en regardant à travers le trou d'une serrure en matant Marilyn prendre son pied avec un tampon... Le type se fait surprendre et dégager par son patron qui prend la place derrière la serrure. Sauf que ledit patron n'est autre que le père de la fille (nous n'en somme qu'à six minutes du début du film !). Acte trois : petite pipe rapide et limite forcée entre le patron et sa secrétaire avant de le retrouver quelques minutes plus tard enfonçant le goulot d'une bouteille de cognac dans le  petit trou d'une jeune femme visiblement pas contente. C'est du trash, mais c'est aussi l'histoire : cet homme est une ordure.

Acte 4 : A bord d'un train, un prêtre débarque. Transgression je t'aime ! Il s’installe dans un compartiment déjà occupé par une demoiselle. Très vite on imagine qu'ils vont finir l'un dans l'autre, après tout on est dans un film de cul. Or le réalisateur semble bien décidé à nous surprendre. Donc, le cureton se fout à poil et, rêve de tout homme (ou presque), se pratique lui-même une fellation, en gros pour montrer à la demoiselle comment s'y prendre. Ce qu'elle fera d'ailleurs très bien. Pour autant il préfèrera éjaculer sur la vitre du train, qu’elle nettoiera à coup de langue.

Acte cinq : séance de groupe et de spiritisme ou les tables tournent et les sexes se dressent… Bon je ne vais pas vous raconter tout le film il reste encore sept scènes hard - dont une dans un petit avion. Si j'ai choisi vous parler de cet Adorable Lola trente ans après sa réalisation, en dehors de ma nostalgie de jeunesse, c'est parce que j'ai été surpris de découvrir un aussi bon film. Un film comme on n'en fait plus, que l'on ne pourrait certainement plus faire. Parce que la censure morale et économique est passée par là, le CSA aussi. Que ce film ne passerait certainement plus sur Canal+ alors qu'il y fut diffusé en Juillet 1990.

Certains critique de cinéma X évoque le ton franchouillard à papy. De quoi parlent-ils ? Certainement pas de celui-là. Alors certes le temps est passé, l'image est usée et le doublage systématique plutôt risible, malgré tout je dirai simplement : bravo Monsieur Kikoïne !