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John B. Root (1ère partie)

Entretien : John B. Root (1ère partie)

Entretien ralis le 22 Avril 2010

On la préparait, on l’espérait depuis longtemps. John B. Root, celui qui selon nous s’impose comme le meilleur réalisateur X depuis quelques années, revient pour nous sur l’ensemble de sa carrière, sur chaque film, chaque actrice… Une interview fleuve en trois parties, avec un réalisateur aussi rare que précieux. En prime, visite photo des locaux (en attendant la vidéo) avec l'équipe de X-Intime qui fait des conneries...

Filmographie slective :
24 heures d'amour
Elixir
Exhibition 99
French Beauty
Ludivine
Montre moi du rose
Une nuit au bordel
XYZ - Antoine et Marie

Lien(s) :
- Le blog de John B. Root
- Dis moi que tu m'aimes : le scénario du film
- Acheter French Beauty en complément de Hot Vidéo n°232 (juillet 2010)
- Entretien avec John B. Root : 2ème partie
- Explicite-Art : le site officiel de John B. Root
- Entretien avec John B. Root à l'Absurde séance

Galerie(s) Photos :
- 1ere galerie tirée du film Dis moi que tu m'aimes

Vidéo(s) gratuite(s) :
- Mangez-moi : bande-annonce officielle
- Mangez-moi : bande-annonce 1
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- Le meilleur de John broot dans une vidéo de 3 minutes
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- La vidéo promo des nouveautés du mois de mai (+11 photos)
- Il y a plus de 1100 vidéos sur explicite-art, la démo en vidéo!
- La bande annonce évènement, baise en limousine: Lou/FARRARA!
- Bande annonce d'1min30 présentant les 350 filles d'explicite-art
- Promo mixte photo/video (trailer=50sec) février 2010
- Promo mixte photo/video (trailer=1min16) avril 2010!
- La vidéo promo de 3 étudiantes lesbiennes (godes, fists, pipi)
- Dis-moi que tu m'aimes : bande-annonce
- Les meilleurs extraits hardcore de Montre-moi du rose

Disponible en VOD sur Dorcel Vision :
- La Vie de château
- Une nuit au bordel

X-Intime - La première fois que nous nous sommes rencontrés, c’était peu avant le tournage de French Beauty.
John B. Root - C’est si vieux que ça ?
X-Intime - Et oui, ça remonte déjà à une dizaine d’années, mais c’était pour un autre site. A l’époque, le X se portait déjà très mal, et tu évoquais de très grosses difficultés financières. Notre première question est toute simple : aujourd’hui, John, comment vas-tu ? Est-ce que ça va mieux ? Et même, est-ce que ça va bien ?
John B. Root - Ecoute, ça va. Les muscles vont bien, je fais caca tous les matins, je n’ai mal nulle part, je ne vois pas de médecin… Non, je reprends. C’est étonnant que tu me dises qu’à l’époque de French Beauty, je disais déjà que ça va mal. C’était il y a dix ans, et on savait déjà il y a dix ans que le porno se porterait de moins en moins bien. Et c’est bel et bien ce qui s’est passé aujourd’hui. Ce n’est pas joyeux mais, pour répondre à ta question, oui, ça va. Comme tu peux voir, on est là, on bosse, on s’active, on ne baisse pas les bras. Donc oui, ça va ! Est-ce que la réponse vous convient ?
X-Intime - Tout à fait ! Au contraire même, puisque de cette réponse dépend le reste de l’interview ! Tu as beaucoup parlé de la crise du porno, notamment dans diverses émissions télévisées. Sans forcément concentrer toute l’interview là-dessus, peux-tu nous en dire quelques mots ?
John B. Root - Ecoute, moi je suis entré dans ce métier il y a seize ans. Or, il y a seize ans, ce n’était déjà pas facile de faire ce métier car il n’y avait pas beaucoup d’argent. Déjà à l’époque, les films X étaient faits avec quelques dizaines de milliers d’euros. Malgré tout, on arrivait à en faire : à l’époque, je faisais un ou deux gros films par an, le marché du DVD tenait le choc, les petits marchés de la télévision payaient en francs, pas en euros, et faisaient qu’on arrivait à boucler des budgets. Aujourd’hui, en 2010, on ne peut plus boucler un budget de film : un film ne peut plus être rentable, ou quasiment plus. La preuve, même Marc Dorcel fait financer son nouveau film par les internautes. C’est grave, le porno quantitativement est toujours partout, mais plus sous la forme de films. Ce qui reste aujourd’hui du porno, c’est du gonzo interchangeable, gratuit, sur le web. Ce n’est pas ce porno là que j’aime, moi. Celui que j’aime, c’est le porno créatif, drôle, qui raconte des histoires, mais ce porno-cinéma, ce porno-film, n’existe quasiment plus. C’est bien simple, le dernier film que j’ai fait, c’est Montre moi du rose, et c’était en octobre 2008. Depuis, je n’ai pas tourné un seul film, parce que c’est impossible économiquement.
X-Intime - Il n’y a plus de circuit de distribution ?
John B. Root - Le marché du DVD est mort ou presque. Les télévisions n’ont pas augmenté leurs tarifs depuis dix ans, alors que nous sommes passés entre temps en euros. Les 27 500 euros payés par Canal+ représentent le quart du budget d’un film, où va-t-on trouver le reste du budget ? Le web, quant à lui, se porte plutôt mal à cause du web gratuit, du porno gratuit disponible sur les tubes et qui scie la branche sur lequel il est assis. A force de diffuser du porno gratuit, ils vont tuer les productions. Et à ce moment-là, il n’y aura plus de nouvelles scènes, donc c’est suicidaire. Aujourd’hui, si un gars veut se masturber, il tape « pornographie » sur internet, et il va tomber sur mille, deux milles, quatre milles scènes gratuites.
X-Intime - Qui ne seront pas forcément de qualité.
John B. Root - Qualité ou pas, il y a du bon et du mauvais puisque de toute façon, tout est volé, tout est mis en ligne sans autorisation.
X-Intime - Tu trouves certaines de tes scènes, ou certains de tes films, sur des sites qui ne t’appartiennent pas ?
John B. Root - Oui, on trouve tout sur Internet. Ce que je fais ici, on le retrouve soit sur des tubes sans mon autorisation, soit on retrouve carrément mes films complets en peer-to-peer ou en torrent. Le lendemain de la diffusion sur Canal+, le film est enregistré sur un disque dur et allez-y, servez-vous ! On ne peut pas lutter. Contre le gratuit et le piratage, comment faire ?
X-Intime - Est-ce que tu penses que les scènes isolées ont plus d’avenir que les films ?
John B. Root - Les petites scènes, c’est tout ce qu’il reste du porno aujourd’hui, puisqu’on ne peut plus mettre sur la table quarante ou soixante mille euros. Le porno aujourd'hui est donc composé à 99,9% de petites scènes unitaires. Mais je pense que le consommateur va finir par en avoir marre et vouloir retrouver des choses qui ont du sens dans la durée et devant lesquelles on peut s’installer pendant 90 minutes. J’espère, du moins. Ce porno de petites boites, de petits pois rangés les uns à côtés des autres, on se croirait dans une épicerie, devant des rayons de tomates. Ca n’a plus aucun sens, et qualitativement c’est très mauvais car tout est mis à côté de tout.
X-Intime - As-tu le plus petit espoir sur le fait que le gouvernement, avec des Hadopis et autres machins comme ça, en vienne à défendre le porno ?
John B. Root - Le gouvernement, défendre la pornographie ?
X-Intime - Le défendre, non. Mais poursuivre des pirates qui voilent les droits d’auteurs de films pornos.
John B. Root - Très franchement, non, je n’y crois pas. Je ne pense pas qu’Hadopi puisse faire quoi que ce soit. On n’empêche pas la Seine de couler en disant aux gens de ne pas la regarder pendant qu’elle coule. Internet est un flux continu et qui semble gratuit aux gens qui ont un ordinateur. C’est dans la définition d’Internet d’offrir du contenu et tout a l’air gratuit, la musique est gratuite. Il y a peut être des méthodes différentes comme par exemple faire payer dans l’accès à Internet une sorte de taxe, comme il y avait une sorte de taxe privée sur les VHS. Et cette taxe était redistribuée entre les ayants droits, dans la musique, dans le cinéma, et même dans le porno. Mais je ne pense pas que ce soit dans l’interdiction, dans la coercition, qu’on empêchera les gens de consommer du gratuit.
X-Intime - Imaginons un internaute qui est surveillé pour possession de téraoctets de films piratés, parmi lesquels majoritairement des pornos ? Penses-tu que cette personne pourra être poursuivie ?
John B. Root - J’aimerais que Hadopi, lorsqu’il sera appliqué, le soit aussi bien pour les musiques et les films de Universal ou de Metro Goldwin Mayer que pour les films de John B. Root. Mais je n’en suis pas sûr. Mais bon, là je ne peux pas trop en parler. Ce que je sais, c’est qu’à l’époque où en avait la rétrocession sur les copies privées, sur le prix des VHS, une taxe était reversée aux producteurs, y compris aux producteurs de porno. Sachant que la pornographie était beaucoup copiée en VHS, on touchait quelque chose qui nous aidait bien à produire les films. Cette taxe ayant disparu, on ne touche plus cette petite aide.
X-Intime - Elle a également disparu sur le DVD ?
John B. Root - Sur le DVD, on a touché un petit peu mais c’était beaucoup plus maigre. Et avec Internet et les disques durs, on ne touche plus rien. Aujourd’hui, pour produire un film, on n’a plus rien. Moi j’ai l’argent de cette boite qui n’en a pas assez. Mettons que je mette 60 000 euros sur la table, pour faire un film comme Montre moi du rose il y a deux ans, je sais pertinemment que je ne les récupèrerai pas.
X-Intime - Par rapport à French Beauty qu’on évoquait tout à l’heure, où se situe financièrement Montre moi du rose ?
John B. Root - Je n’ai rien à cacher à ce niveau. French Beauty, de tous mes films, était celui qui avait coûté le plus cher. Il suffit de le voir pour comprendre pourquoi : il y a du monde dedans, des scènes à dix, à douze, à quinze, on a payé beaucoup de gens pour faire ce film. Puis on avait un super décor. Aujourd’hui je ne pourrais pas faire French Beauty.
X-Intime - A-t-il été rentable ?
John B. Root - A l’époque, pour pouvoir le faire, je l’ai prévendu. C'est-à-dire qu’il ne m’a jamais appartenu. C’est ma société qui l’a produit, mais c’était pour une société allemande qui possède aujourd’hui le film. A cette époque, une société pouvait mettre l’équivalent aujourd’hui de 100 000 euros dans un film. C’était un de mes films les plus chers, mais l’argent est devant l’objectif : il est investi dans les actrices et dans les décors.
X-Intime - Les producteurs allemands ont finalement récupéré leur mise ?
John B. Root - Je n’en sais rien, je leurs souhaite. Mais en tout cas, c’est une époque qui est bel et bien terminée. Personne, à part Dorcel, ne mettra aujourd'hui autant d’argent dans un film.
X-Intime - Aujourd’hui que le porno tourne majoritairement sur le web, qu’en est-il de ton site (de tes sites, même, puisque tu en as plusieurs) ?
John B. Root - On a une chance, c’est qu’on a une image assez forte, je crois, celle d’Explicite. C’est de la production exclusive, on a donc des membres qui nous aiment et qui reviennent. Des membres américains, allemands…
X-Intime - C’est pour ça que tout est en anglais ?
John B. Root - Oui, tout le site existe en anglais. Quand j’ai prix conscience que ça n’allait plus, que ma boite allait couler à cause des ventes de DVD qui s’écroulaient et des droits télés qui ne marchaient plus, on a tout resserré, avec Arnaud mon développeur, sur l’Internet, avec dans la tête un modèle de site anglo-saxon, un modèle de méga site, avec beaucoup de contenu, et qui se renouvelle comme un magazine. C’est ce modèle que j’ai essayé d’imiter et, ouf, ça a marché ! Ca permet à une équipe de cinq personnes de vivre ici, de payer les salaires de ces cinq personnes. Certes pas dans des conditions luxueuses : comme tu peux le voir, on tourne dans un tout petit studio de trois mètres sur trois, ou sur le canapé de mon appartement. Si on avait de l’argent, ça se verrait car on aurait des châteaux, on tournerait dans le sud de la France ou à Tahiti. On tourne donc en économie de crise, sur mon canapé ou dans ce petit studio. Il y a un savoir-faire ici, et il y a une image, qui font qu’on est sans doute moins atteint que d’autres par la crise de l’Internet et du porno.
X-Intime - Tu as combien d’abonnés et de visiteurs ?
John B. Root - Grosso modo, on a 25 000 visiteurs par jour sur Explicite-Art, le site principal. Et 3 000 à 3 500 abonnés qui se renouvellent. Ca suffit à faire vivre une toute petite structure comme celle là. Mais c’est un travail constant pour aller chercher des visiteurs et des abonnés. On fait 3,5 millions de pages vues par mois, juste sur la publicité, sur les galeries gratuites, les vidéos gratuites, les trucs comme ça. On a beaucoup plus de trafic sur le gratuit, grâce aux sites affiliés, que de trafic en zone payante.
X-Intime - Quid de la partie Explicite-Pass, qui fonctionne avec le système de paiement Allopass ?
John B. Root - Explicite-Pass, je l’avais un peu laissé tomber car je n’avais pas assez de bras, on ne le mettait plus à jour assez régulièrement et ça, c’est une erreur puisque les gens passent et se demandent pourquoi c’est toujours la même vidéo. Et depuis que j’ai recruté Claire, elle nourrit Explicite-Pass toutes les semaines avec au moins deux ou trois vidéos. Ce n’est pas quelque chose qui nous rapporte beaucoup d’argent, puisqu’on peut y voir une vidéo pour environ 1, 50€, mais ça peut devenir rentable : quelqu’un qui vient voir une vidéo avec ce système et qui la trouve chouette fait rapidement le calcul. Pour 29,95€, il a accès à 1200 vidéos téléchargeables sur Explicite-Art. Et là on lance un nouveau modèle parce que ces 1200 vidéos, les gens ne les voient pas. On ne peut pas exposer, horizontalement, 1200 vidéos sur la première page. On est donc en train de terminer un énorme travail : Explicite-TV. Il s’agit d’une web TV, je vous montrerai comment ça marche. Et ça ne va pas coûter cher du tout. Les gens n’ont pas forcément 29,95€ à débourser chaque mois, puisqu’aujourd’hui c’est la crise. Une web TV, ça diffuse 24 heures sur 24, sept jours sur sept, on allume son ordinateur et on a une image de bonne qualité qui passe en continu et qui change tous les jours. Et ça va coûter six euros par mois. Bien entendu, pour ce prix, tu n’as pas le droit de télécharger, mais c’est en continu. Et ça, si ça marchait, ce serait super car je deviendrais d’un coup directeur des programmes, on commencerait à développer des modules spécifiques pour cette web TV, des présentations marrantes, la météo du jour, la fille à poils assise et l’autre debout qui lui fait pipi dessus pour montrer qu’il pleut… Enfin, j’en sais rien, on va voir, ça va démarrer bientôt. Si ça fonctionne, si le modèle plait, tout est possible. Et puis, c’est une surprise, vous verrez ça en septembre : après Art, TV, Pass, on va continuer à décliner la marque Explicite ailleurs, là où on ne nous attend pas. Il faut trouver des idées, des trucs qui marchent car ça devient dur.
X-Intime - Tu évoquais la production de French Beauty par un producteur allemand tout à l’heure, et tu parlais également de Dorcel. Tu as déjà travaillé pour lui, c’était pour Une nuit au bordel. Pourquoi ne pas avoir reproduit ce schéma avec lui plus souvent ?
John B. Root - J’ai fait un film pour Dorcel parce qu’à cette époque ma boite n’allait pas bien, je n’avais pas les moyens d’en produire un film mais j’avais envie d’en faire un. J’ai proposé un scénario à Marc et Gregory Dorcel qui ont accepté, ils ont été impeccables : on leur a dit le prix, ils ont donné l’argent, ont vu le film quand il a été prêt et l’ont trouvé super… Ca s’est vraiment très bien passé, une très bonne collaboration. Ils ont aimé le film, qui d’ailleurs était plutôt chouette. Mais ce n’est pas mon modèle à moi : mon modèle, c’est de faire vivre cette boite. Sinon je ferme cette boite et je vais travailler comme mercenaire chez les uns ou les autres et je gagnerais plus d’argent. Mais mon modèle, c’est bien de faire vivre et prospérer cette boite. Donc si je fais un film, je veux qu’il appartienne à cette boite. Sinon ça consisterait à fermer cette boite, devenir réalisateur indépendant de clips, de films de cul, ou autre… Mais j’ai créé cette boite il y a seize ans, je ne vais pas l’abandonner maintenant.
X-Intime - J’imagine qu’en bossant par exemple pour Dorcel, tu devrais te soumettre à un cahier des charges assez précis ?
John B. Root - Écoute, très franchement je n’ai eu qu’une seule expérience avec eux pour Une nuit au bordel, ils ont aimé le scénario et j’ai eu une paix royale. Ils m’ont fait confiance, ont vu et aimé le film, point barre. Puis ils sont extrêmement forts sur la sortie, la distribution, la promotion des films, beaucoup plus forts que moi. Mais mon modèle économique, c’est de défendre les intérêts de cette petite boite là.
John B. Root - Je vous suis.

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